Étude G1 ou G2 : laquelle me faut-il ?
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La différence en une phrase
La G1 dit ce qu’il y a dans le sol et quels sont les risques. La G2 dit comment construire dessus. La première s’adresse à un terrain, la seconde à un projet.
La G1 : l’état des lieux du terrain
L’étude géotechnique préalable (G1) rassemble ce que l’on sait du terrain : cartes géologiques, photos aériennes, histoire du site, visite, et une reconnaissance du sol adaptée (sondages à la tarière, parfois un pénétromètre). Elle donne la nature des couches, les risques (argiles, nappe, remblais, inondation, cavités, séisme) et les principes de construction à prévoir.
Elle ne dimensionne rien : pas de largeur de semelle, pas de contrainte admissible chiffrée pour votre maison, puisqu’il n’y a pas encore de maison.
Quand ? Pour vendre un terrain constructible en zone d’argiles (elle est alors obligatoire, loi Élan), pour acheter en connaissance de cause, pour un lotissement avant de découper les lots. Qui la paie ? Le vendeur, le plus souvent. À partir de 590 €.
La G2 : l’étude de votre projet
L’étude géotechnique de conception (G2) part de vos plans : où est la maison, combien de niveaux, sous-sol ou non, quelles charges. Les sondages sont placés au droit du projet et descendent jusqu’à la profondeur utile pour les fondations, avec des essais qui mesurent la résistance du sol (pénétromètre, pressiomètre) et parfois des essais en laboratoire sur les argiles.
Elle livre ce que votre constructeur et votre bureau d’études structure attendent : la contrainte que le sol peut porter, les tassements prévisibles, le type et la profondeur des fondations, les précautions de terrassement et de drainage, la classe de sol pour le calcul parasismique, et une estimation du surcoût éventuel.
Quand ? Avant de signer le contrat de construction ou de déposer le permis, pour une maison neuve, une extension, une surélévation, une piscine enterrée. Qui la paie ? Le maître d’ouvrage, c’est-à-dire vous si vous faites construire. À partir de 750 € pour une maison.
Les cas qui trompent
- « J’ai la G1 du vendeur, je peux construire. » Non : la G1 vous dit que le sol est argileux, pas quelles fondations faire. En zone d’argiles, la loi laisse le choix entre une G2 et le respect de techniques constructives renforcées ; votre constructeur et votre assureur préféreront presque toujours la G2.
- « Je fais une extension de 20 m², ça ne vaut pas une étude. » C’est justement l’extension qui se fissure, parce qu’elle ne repose pas sur le même sol ni à la même profondeur que la maison. Une G2 courte, avec reconnaissance des fondations existantes, évite cela.
- « Mon voisin a fait une étude, le sol est le même. » En Alsace, deux terrains voisins peuvent être sur graviers et sur argiles. L’étude vaut pour la parcelle sondée.
- « La G1 a été faite il y a dix ans. » Elle reste valable trente ans si le terrain n’a pas été remanié. Mais elle ne remplace pas la G2 pour construire.
Et après ?
Les missions G3 et G4 accompagnent le chantier (exécution et supervision), surtout pour les bâtiments importants. La G5 intervient quand quelque chose a bougé : c’est le diagnostic des fissures. Notre page Études et tarifs présente les cinq missions sur la vie d’un projet.
Un doute sur votre cas ? Appelez-nous : un géotechnicien vous dit en deux minutes quelle étude il vous faut, et laquelle il ne vous faut pas.
En vidéo
Le retrait-gonflement des argiles : une affaire sérieuse
Le sujet de cet article expliqué en quelques minutes par notre équipe.
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