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Les mots de l’étude de sol

44 termes que vous lirez dans nos devis et nos rapports, expliqués en une phrase ou deux. Cliquez sur un thème pour y aller directement.

Les études et leurs noms

# NF P94-500
La norme française qui classe les missions d’ingénierie géotechnique (G1 à G5) et dit ce que chacune doit contenir. Quand un rapport s’y réfère, tout le monde parle le même langage : notaire, assureur, constructeur, bureau d’études structure. Les règles que nous suivons
# G1 (étude géotechnique préalable)
L’état des lieux d’un terrain avant tout projet : géologie, risques, principes de construction. Elle se décline en G1 ES (étude de site) et G1 PGC (principes généraux de construction). C’est l’étude exigée par la loi Élan pour vendre un terrain en zone d’argiles. L’étude G1 Loi Élan
# G2 (étude géotechnique de conception)
L’étude d’un projet précis : sondages au droit de la future construction, calcul de ce que le sol peut porter, choix et dimensionnement des fondations. Phase AVP (avant-projet) puis PRO (projet), à mesure que les plans se précisent. L’étude G2 pour une maison ou une extension
# G3 et G4 (exécution et supervision)
Les missions de chantier : la G3 est menée par l’entreprise qui réalise les travaux géotechniques, la G4 par le maître d’ouvrage pour vérifier que le chantier suit l’étude (contrôle d’une plate-forme, d’un fond de fouille, d’un compactage).
# G5 (diagnostic géotechnique)
L’étude d’un désordre existant : fissures, tassement, infiltration. On cherche la cause dans le sol et on dit quoi faire. C’est la pièce que demande l’assureur après un sinistre sécheresse. Le diagnostic G5
# Loi Élan
Loi de 2018 qui impose, pour vendre un terrain constructible non bâti en zone d’exposition moyenne ou forte aux argiles, de fournir une étude de sol G1 à l’acheteur. L’étude est annexée à la promesse de vente et reste valable 30 ans. La loi Élan expliquée
# Eurocode 7
La règle européenne de calcul géotechnique (NF EN 1997), appliquée en France avec les annexes NF P94-261 (fondations superficielles) et NF P94-262 (fondations profondes), et en Allemagne avec la DIN EN 1997-1 et la DIN 1054. C’est avec elle que l’on calcule la portance et les tassements.
# Eurocode 8
La règle européenne de construction parasismique. L’étude de sol fournit la « classe de sol » (A à E) qui sert au calcul de la structure. L’Alsace est en zone de sismicité 3, le sud du Haut-Rhin en zone 4.
# DTU 13.1
Le document technique unifié des fondations superficielles, que suivent les constructeurs et les assureurs. Nos préconisations sont écrites pour s’y conformer : profondeur hors gel, ancrage, largeur des semelles.

Les sols et leurs risques

# Retrait-gonflement des argiles (RGA)
Certaines argiles gonflent quand elles sont mouillées et se rétractent quand elles sèchent. Une maison posée dessus bouge avec elles et se fissure, surtout après les étés secs. C’est le premier motif de sinistre sur les maisons individuelles en France. Ma maison se fissure : que faire ?
# Zone d’exposition aux argiles
La carte officielle (georisques.gouv.fr) qui classe chaque parcelle en exposition nulle, faible, moyenne ou forte au retrait-gonflement. En exposition moyenne ou forte, la loi Élan s’applique.
# Lœss (limon des collines)
Un limon fin déposé par le vent, qui couvre le Kochersberg, l’Outre-Forêt et les collines du vignoble. Il porte bien quand il est sec, se tasse quand il est saturé, et s’érode facilement.
# Alluvions
Les sables, graviers et limons déposés par les rivières. Les graviers du Rhin sont d’excellents sols de fondation ; les limons de l’Ill ou de la Bruche, plus fins, se tassent davantage.
# Remblais
Des matériaux rapportés par l’homme : terres de déblai, gravats, anciennes décharges, comblement de gravières. Leur portance est imprévisible et ils peuvent être pollués : on ne fonde jamais dessus sans les avoir reconnus.
# Nappe phréatique
L’eau qui remplit les pores du sol en profondeur. En plaine d’Alsace, elle est souvent à moins de deux mètres et monte au printemps. Elle conditionne les sous-sols, les piscines enterrées et l’infiltration des eaux de pluie. Un sous-sol en plaine du Rhin
# Niveau des plus hautes eaux
Le niveau le plus haut que la nappe a atteint ou peut atteindre, d’après les chroniques de mesure. C’est lui, et non le niveau du jour, qui dimensionne un cuvelage ou un ouvrage d’infiltration.
# Portance (capacité portante)
La charge qu’un sol peut supporter sans se rompre ni se tasser exagérément, exprimée en contrainte admissible. C’est le chiffre central de la G2, calculé selon l’Eurocode 7.
# Tassement
L’enfoncement d’une construction sous son poids, à mesure que le sol se comprime. Il est acceptable s’il est faible et uniforme ; un tassement différentiel (un côté plus que l’autre) fissure la maison.
# Profondeur hors gel
La profondeur sous laquelle le sol ne gèle pas, donc sous laquelle les fondations doivent descendre. En Alsace, on retient en général 0,80 m, davantage en montagne.

Les essais et les mesures

# Sondage
Un trou fait dans le sol pour voir et mesurer ce qu’il y a dessous : à la tarière (on remonte la terre), au pénétromètre (on mesure la résistance), au carottier (on prélève une carotte intacte).
# Tarière
Une vis que l’on enfonce dans le sol, à la main ou à la machine, pour remonter des échantillons et décrire les couches. L’outil de base de la G1 et des diagnostics de pollution.
# Pénétromètre dynamique
Une pointe enfoncée dans le sol à coups de masse ; le nombre de coups par 10 ou 20 cm mesure la résistance du sol couche par couche, jusqu’à une dizaine de mètres.
# Pressiomètre
Une sonde gonflée dans un forage à différentes profondeurs ; la pression et la déformation du sol donnent les valeurs utilisées pour calculer la portance et les tassements selon l’Eurocode 7.
# Essai de plaque
Une plaque chargée par un vérin en surface, pour vérifier la portance d’une plate-forme avant un dallage, une voirie ou un remblai compacté. Une mission G4 typique.
# Essai de perméabilité (Porchet, Matsuo, Lefranc)
On remplit d’eau un trou ou une fouille et l’on mesure la vitesse à laquelle le niveau baisse. Le résultat sert à dimensionner l’infiltration des eaux de pluie ou un assainissement individuel ; nous le faisons aussi en étude G2 et en diagnostic G5. Infiltrer les eaux de pluie
# Piézomètre
Un tube crépiné posé dans un sondage, dans lequel on lit le niveau de la nappe. Laissé en place, il permet de suivre la nappe pendant des semaines ou des mois.
# Limites d’Atterberg
Des essais de laboratoire qui mesurent à quelle teneur en eau une argile devient plastique puis liquide. Ils servent à dire si une argile est sensible au retrait-gonflement.
# Essai œdométrique
Un essai de laboratoire : on comprime pas à pas un échantillon de sol dans un anneau rigide et l’on mesure de combien il s’enfonce, ou gonfle quand on l’humidifie. Il sert à calculer les tassements sous la maison et le gonflement des argiles.
# Essai de cisaillement
Un essai de laboratoire qui fait glisser un échantillon de sol sur lui-même jusqu’à la rupture. Il donne la résistance du sol (cohésion et angle de frottement), utilisée pour calculer la portance et la stabilité des talus.
# DT-DICT
La déclaration obligatoire faite aux gestionnaires de réseaux (gaz, électricité, eau, fibre) avant de creuser, pour connaître les canalisations enterrées. Nous la faisons avant chaque sondage, c’est compris dans le prix.

Les fondations

# Semelles filantes
Les fondations les plus courantes d’une maison : une bande de béton sous chaque mur porteur, descendue hors gel, sur un bon sol de surface.
# Semelles descendues, puits et longrines
Quand le bon sol est à un ou deux mètres, on descend les semelles, ou l’on fait des puits en béton reliés par des poutres (longrines) qui portent les murs.
# Radier
Une dalle épaisse en béton armé qui répartit le poids de la construction sur toute sa surface. Utile sur un sol mou ou hétérogène, et pour les bâtiments légers comme les stockages d’énergie.
# Micropieux et pieux
Des fondations profondes qui traversent les couches molles pour s’appuyer sur le bon sol, parfois à plus de dix mètres. Dimensionnées selon la norme NF P94-262.
# Reprise en sous-œuvre
Le renforcement des fondations d’une maison existante, par exemple par micropieux ou par injection, quand un diagnostic G5 a montré que le sol ne porte plus correctement.
# Cuvelage
Un sous-sol en béton étanche, calculé pour résister à la pression de la nappe. Indispensable quand les plus hautes eaux montent au-dessus du fond de fouille.
# Chaînages
Des ceintures en béton armé qui lient les murs entre eux, en bas et en haut. Ils rendent la maison plus rigide face aux mouvements du sol, notamment en zone d’argiles.

Environnement et administratif

# Sites et sols pollués (SSP)
Le domaine qui étudie les terrains marqués par une activité passée : étude historique, prélèvements, analyses, plan de gestion. Encadré par la norme NF X31-620 et la méthodologie nationale. Le diagnostic de pollution des sols
# BASIAS, BASOL, SIS
Les inventaires publics des anciens sites industriels (BASIAS, devenu Casias), des sites pollués connus (BASOL) et des secteurs d’information sur les sols (SIS), consultables sur georisques.gouv.fr.
# ICPE
Installation classée pour la protection de l’environnement : une activité (garage, usine, station-service, élevage) soumise à déclaration ou autorisation. À l’arrêt, l’exploitant doit remettre le site en état.
# État des risques et pollutions (ERP)
Le document obligatoire joint à toute vente ou location, qui récapitule les risques connus à l’adresse : inondation, séisme, argiles, sols pollués, radon. Il doit avoir moins de six mois.
# SPANC
Le service public d’assainissement non collectif, qui contrôle les installations des maisons non raccordées au tout-à-l’égout et demande une étude de sol avant toute installation. L’étude de sol pour l’assainissement
# Zonage pluvial
Le règlement communal qui impose de gérer les eaux de pluie sur la parcelle : infiltration ou rétention avec rejet limité. Son application repose sur une mesure de perméabilité du sol.
# Maître d’ouvrage, maître d’œuvre
Le maître d’ouvrage est celui pour qui l’on construit (vous, un promoteur, une commune). Le maître d’œuvre conçoit et dirige les travaux (architecte, bureau d’études, constructeur).

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